Paro, robot bébé phoque

Un bébé phoque robotisé, de 57 cm pour un peu moins de 3 kg, appelé "Paro" a fait la joie des visiteurs de l'International Robot Exhibition de Tokyo.
Le robot peut apprendre son nom et réagir au toucher. Il est conçu pour aider les personnes âgées à contrer la solitude et à développer une communication et de l'interaction affective avec les humains. Son utilisation principale est donc comme animal de compagnie dans les maisons de retraite japonaise.
Il réagit au toucher, à la voix (il reconnait certaines phrases en plusieurs langues), il emet des sons et des pleurs et peut bouger les nageoires, la queue, les sourcils...
Ce robot est loin d'être nouveau car sa conception a commencé en 1993 par le Docteur Takanori Shibata de l'AIST (Adanced Industrial Science and Technology) et est déjà en vente depuis quelques années au Japon. Mais son passage à l'International Robot Exhibition de Tokyo a été très remarqué.
Le Japon, pionnier de la robotique, s’est penché sur les problèmes qu’allait poser de plus en plus le vieillissement de sa population. C’est en 1993 qu’une équipe de recherche de, l’AIST, institut national de la science industrielle avancée et de la technologie, a commencé à travailler à la conception d’un robot thérapeutique qui apporterait divertissement, relaxation et réconfort aux personnes seules et âgées.
L'Institut national japonais des sciences et techniques industrielles avancées (AIST), en partenariat avec une clinique et un laboratoire local ont développé un robot thérapeutique bébé phoque en peluche nommé « Paro » qui permet de lutter contre les maladies neuro-dégénératives et notamment contre la maladie d’Alzheimer en améliorant les fonctions du cerveau. Site officiel de l'AIST
Le dernier modèle, mis au point après douze ans d’études est un adorable bébé phoque, entièrement couvert de fourrure, mesurant 57 cm et pesant 2,7 kg. Les sondes cachées sous sa fourrure lui permettent de se déplacer, d’agiter ses nageoires, d’ouvrir et de fermer les paupières en fonction de ce qu’on lui demande ou de ce qu’il veut exprimer. Car Paro répond à la vue, au bruit, à la voix, émet différents sons et même pleure. Il peut identifier sept langues différentes (anglais, chinois, coréen, espagnol, français, japonais et portugais).Après une série d’expériences concluantes dans les services pédiatriques, les soins de garde-malade et les équipements d’aide à domicile, les effets curatifs de Paro lui ont valu d’être officiellement certifié « robot le plus thérapeutique du monde » par le Guinness des Records.
Quatre cents robots Paro ont déjà été vendus au Japon, où il est utilisé dans des maisons de retraite comme animal de compagnie. Comme un vrai animal de compagnie, pourrait-on dire, car il aide physiquement, psychologiquement et socialement les personnes âgées. Ses bienfaits thérapeutiques ont été également testés en hôpital, en Italie, en France et aux Etats-Unis.
Un test avec ce bébé phoque robot a été effectué sur quatorze sujets âgés rencontrant des problèmes cognitifs. Les scientifiques ont mesuré leur activité cérébrale avant et après l’utilisation de la peluche. Sur l’ensemble de ce groupe, les chercheurs de l’AIST ont constaté que les fonctions cognitives des malades étaient améliorées dans 50% des cas (sept personnes).
Des études réalisées précédemment dans des établissements pour personnes âgées et dans des maisons de repos japonaises -mais aussi à l’étranger- ont déjà montré les effets thérapeutiques de « Paro » sur l’état mental, psychologique et affectif des malades. Il entraîne chez les patients, le développement d’expressions et d’un comportement, similaires à celui des individus en bonne santé.
Selon le communiqué de l’AIST, la mise en relation entre les personnes âgées malades et le bébé phoque robot améliore les fonctions du cerveau des aînés atteints de maladies neuro-dégénératives et aide à prévenir le développement de ces pathologies chez les aînés en bonne santé. De plus, on a constaté chez les sujets qui ont montré une attitude positive envers le robot, des résultats encore supérieurs. Tout semble donc indiquer que côtoyer cette petite peluche technologique puisse améliorer notablement la qualité de vie des seniors malades et prévenir l’apparition de désordres cognitifs.
Précisons que le Paro n’est pas un nouveau venu sur le marché nippon puisqu’il est apparu en mars 2005. Sous sa peluche synthétique antibactérienne, le petit phoque est bourré d’électronique, ce qui lui permet de se comporter –presque- comme un animal vivant (il cligne des yeux par exemple). Les chercheurs ont privilégié le phoque au chat ou au chien, pour la tendresse qu’il dégage et parce que les patients n’ont jamais véritablement été en contact avec ce mammifère : ils ne peuvent donc pas être déçus par ses réactions.
Des études réalisées précédemment dans des établissements pour personnes âgées et dans des maisons de repos japonaises -mais aussi à l’étranger- ont déjà montré les effets thérapeutiques de « Paro » sur l’état mental, psychologique et affectif des malades. Il entraîne chez les patients, le développement d’expressions et d’un comportement, similaires à celui des individus en bonne santé.
Selon le communiqué de l’AIST, la mise en relation entre les personnes âgées malades et le bébé phoque robot améliore les fonctions du cerveau des aînés atteints de maladies neuro-dégénératives et aide à prévenir le développement de ces pathologies chez les aînés en bonne santé. De plus, on a constaté chez les sujets qui ont montré une attitude positive envers le robot, des résultats encore supérieurs. Tout semble donc indiquer que côtoyer cette petite peluche technologique puisse améliorer notablement la qualité de vie des seniors malades et prévenir l’apparition de désordres cognitifs.
Précisons que le Paro n’est pas un nouveau venu sur le marché nippon puisqu’il est apparu en mars 2005. Sous sa peluche synthétique antibactérienne, le petit phoque est bourré d’électronique, ce qui lui permet de se comporter –presque- comme un animal vivant (il cligne des yeux par exemple). Les chercheurs ont privilégié le phoque au chat ou au chien, pour la tendresse qu’il dégage et parce que les patients n’ont jamais véritablement été en contact avec ce mammifère : ils ne peuvent donc pas être déçus par ses réactions.
Rappelons qu’au Japon, le coût annuel d’une personne atteinte d’une maladie neuro-dégénérative s’élève à quatre millions de yen soit environ 28.500 euros. Cela représente une forte pression financière sur les municipalités et sur les familles, qui doivent prendre en charge ces personnes âgées malades. De plus, compte tenu du vieillissement galopant de la population, ces budgets risquent de fortement s’alourdir dans les années à venir. Le projet de développement de ce « robot de réconfort » a d’ailleurs été financé en grande partie par l’Etat nippon.
Actuellement au Japon, une personne sur cinq est âgée de plus de 65 ans et le chiffre devrait atteindre presque une sur quatre d’ici 2015.
Actuellement au Japon, une personne sur cinq est âgée de plus de 65 ans et le chiffre devrait atteindre presque une sur quatre d’ici 2015.
Particularités techniques/physiques... :
- Le robot réagit à la lumière,
- il a la reconnaissance vocale,
- il émet différents sons,
- il bouge son corps (nageoires...) et ses paupières en fonction de se qu'on lui dit ou de se qu'il exprime,
- il pleure.
Son coût :
Il coûte 350 000 yens pièce soit 2539.36 euros et a été produit, pour commencer, en quantité limitée (200 exemplaires), au Japon. La seconde version de Paro-chan, reconnaissant 7 langues, existe déjà.
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