Fan de ... Pic à bec d'ivoire
Description du Pic à bec d'ivoire
- Longueur : 48 – 53 cm.
- Envergure : > 1 m.
--Description :
Le Pic à bec d'ivoire Campephilus principalis est le second plus grand pic du monde. Le bec est blanc ivoire, tandis que les pattes sont grises. L'oiseau est noir avec des bandes blanches très visibles sur les côtés du cou. Les ailes possèdent deux larges taches blanches.
Les mâles ont une huppe rouge vif.
-- Cris et chants :
Le cri d'alarme est un ‘kent!' ou ‘hant!" ressemblant au bruit d'une trompette d'enfant. Près du nid, il émet des sifflements. Le tambourinement est très puissant, et un individu serait capable de creuser un trou de 12 cm de profondeur en moins d'une minute !
Reprenant l’un après l’autre les éléments du dossiers, l’auteur critique les premières observations : une vidéo de 4 secondes de qualité médiocre obtenue en avril 2004, 7 brèves observations rapportées entre février 2004 et février 2005, ainsi que des enregistrements sonores évoquant le tambourinage du Pic à bec d’ivoire.
Les nombreux enregistrements sonores peuvent appartenir à d’autres oiseaux : les Geais bleus (Cyanocitta cristata) et les Sittelles à poitrine blanche (Sitta carolinensis) sont ainsi capables d’émettre des bruits similaires, et les ornithologues cherchant à attirer le fameux pic par des appâts sonores ont pu aussi être enregistrés sur ces bandes !
Le site des Big Wood, des forêts marécageuses, n’était pas, du vivant de l’espèce, son biotope préféré, comme l’avaient souligné les auteurs des années 30. Mais l’engouement médiatique provoqué par ce premier enregistrement vidéo de 2004 a rapidement submergé les professionnels comme les amateurs, et les données collectées sont elles-mêmes soumises à la plus grande prudence. En effet, il est probable que les Pics à bec d’ivoire observés soient des oiseaux aux phénotypes aberrants ou inhabituels issus d’espèces proches, comme le Grand Pic (Dryocopus pileatus). A ce sujet, l’identification précise entre un Grand Pic et un Pic à Bec d’Ivoire n’est jamais des plus précises non plus ...
Enfin, l’engouement des autorités elles-mêmes pour cet oiseau "redécouvert" a permis le déblocage de nombreux crédits, renforçant l’idée que l’oiseau avait bel et bien été redécouvert ... Alors que le doûte s’installe chez les ornithologues américains, L’U.S. Fish and Wildlife Service demande l’aide du public afin de collecter le maximum d’informations fiables sur ce pic.
Mais si la redécouverte du Pic à bec d’ivoire est encore loin d’être confirmée, il en résulte déjà des aspects économiques positifs sur la région des Big Woods dans l’Arkansas, conséquence logique de l’engouement pour cet oiseau mystérieux !
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Des amateurs annoncent de temps en temps avoir aperçu l'oiseau, mais il s'agît la plupart du temps d'une confusion avec une espèce proche mais plus petite et assez répandue, le Pic chevelu (Dryocopus pileatus). Mais une observatrice, Mary Scott, a observé en 2004 en Arkansas un mâle de Pic à bec d'ivoire et a transmis l'information aux ornithologues de l'université Cornell. Selon le site officiel www.ivorybill.org, la première observation (furtive) a été effectuée le 11 février 2004. Le Cornell Lab of Ornithology et l'association The Nature Conservancy ont ensuite créé une structure, la Big Woods Conservation Partnership pour assurer la protection de la zone et étudier l'oiseau. Les scientifiques ont effectué de nombreuses observations, réalisé une courte vidéo de qualité médiocre, et de possibles enregistrements du fameux "double coup" typique du pic à bec d'ivoire. Ces preuves ont permis de confirmer qu'au moins un pic survivait dans les Big Woods du delta du Mississippi (Arkansas).
Toutefois, dans un article publié dans la revue ornithologique The Auk, Jerome A. Jackson remet en cause les preuves de la redécouverte du Pic à bec d’Ivoire (Campephilus principalis), événement majeur dans la communauté ornithologique au cours de l’année 2005.